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3 questions à Carl-Alexandre Robyn, auteur de "Accompagnement des startups ? Méthodes et outils à l’usage des praticiens !"

3 questions à Carl-Alexandre Robyn, auteur de

Pour vous, comment renforcer la relation entre le porteur de projet et son accompagnateur ?

Un porteur de projet prudent n’accordera sa confiance qu’à partir du moment où son accompagnateur aura donné des preuves de sa légitimité à accompagner. Il faut pouvoir démontrer qu’on a la capacité à comprendre et à interagir avec une entreprise émergente. La meilleure façon de la faire est au travers de stages effectués au sein d’entreprises émergentes mais également auprès d’investisseurs professionnels (réseaux de business angels, sociétés ou fonds de capital-risque).

Un(e) accompagnateur/accompagnatrice peut également se prévaloir des formations spécifiques qu’il/elle a suivies au sein, ou a l’extérieur, de la structure qui l’emploie. Et surtout des résultats de ses accompagnements (transformation d’un projet en start-up, transmutation d’une start-up en scale-up, nombre de levées de fonds réussies, nombre d’emplois créés, etc.) Les indicateurs de performance sont légion, malheureusement la plupart des acteurs de l’accompagnement entrepreneurial ne baignent pas dans une culture de la performance. C’est d’autant plus compréhensible qu’ils sont très peu supervisés, encore moins contrôlés et n’ont donc que peu ou pas de comptes à rendre à quiconque (pouvoirs publics). Tous les acteurs de l’accompagnement sont en roue libre et édictent et suivent leurs propres règles (quand ils en ont !).

Il faut bien se rendre compte qu’être employé dans une structure d’accompagnement est loin d’être une preuve d’une véritable capacité entrepreneuriale, tout au plus c’est un indice concordant. En effet, la grande majorité des structures de soutien aux startups ne se réfèrent à aucun référentiel (objectif) de compétences pour le métier d’accompagnateur de startups. Et bon nombre de structures d’accompagnement pâtissent d’une réelle carence dans la gestion des compétences au sein de leur organisation. Aucun dispositif de labellisation, peu ou pas d’ingénierie des ressources humaines, bref, les compétences sont gérées de manière purement intuitive et cela se révèle peu efficace.

Pour mieux légitimer les accompagnateurs il est nécessaire de développer la professionnalisation de leur métier : sélection, formation (de préférence diplômante), rémunération, implication…

Comment choisir une structure d'accompagnement adaptée à son projet ?

Dans mon guide je plaide pour qu’il revienne plutôt aux porteurs de projets entrepreneuriaux de s’adapter aux structures d’accompagnement. Et non l’inverse !

En effet les acteurs de l’accompagnement à la création d’entreprise sont nombreux et multiples mais malgré cela ils n’ont pas les ressources humaines et matérielles pour pouvoir s’adapter à l’infinité des variations possibles des projets entrepreneuriaux. Des structures d’accompagnement adaptées aux innombrables possibilités d’entreprise constitueraient un gaspillage colossal des ressources matérielles et humaines disponibles, tant publiques que privées.

Cela étant dit, le choix d’une structure d’accompagnement par le porteur de projet doit tenir compte de la « marque accompagnateur » de la structure d’appui. Cette marque, élément-clé pour faire la différence auprès des startups et porteurs de projet, est le fruit de l’interaction de trois dimensions : 1) l’identité accompagnateur, 2) l’image accompagnateur (auprès des collaborateurs), 3) la réputation accompagnateur (vers l’extérieur).

Une start-up, un porteur de projet, doit penser la qualité de l’accompagnement en fonction des objectifs atteints par la structure d’accompagnement en matière de…levées de fonds réussies !

C’est un élément essentiel de la « marque accompagnateur » et ce doit donc être un critère de sélection pour tout « start-uppeur ». C’est aussi un indicateur du degré de transparence de la structure d’accompagnement : quels outils de mesure de la performance utilise-t-elle, les communique-t-elle sur demande ?

Pour jauger la « marque accompagnateur » on peut également interroger les animateurs de la structure d’appui sur la façon dont ils envisagent leur rôle et leur positionnement en tant qu’accompagnants. On peut se faire une idée de leur capacité à accompagner une entreprise émergente à la façon dont ils sondent les motivations, aspirations et désirs des porteurs de projet. Le font-ils de manière originale, pertinente, cohérente ? Proposent-ils un parcours balisé d’apprentissage de l’accompagné(e) ? Questionnent-ils intelligemment sur la manière dont le porteur de projet compte s’entourer (constituer son équipe), ou si c’est déjà fait comment il/elle s’y est pris(e) ? Proposent-ils une manière originale de développer une proposition financière ? Etc.

La structure d’accompagnement est-elle en mesure d’expliquer en termes clairs sa stratégie d’incubation et surtout sa logique de sélection des projets et startups ?

Imposer des stages au sein de startups pour les futurs accompagnateurs, quelle bonne idée ! Est-ce que les startups seraient motivées à prendre des stagiaires, selon vous ?

Les startups sont constamment en quête de stagiaires pour toutes sortes de fonctions, et cela pour des raisons de coûts (rémunérations plus basses) et de plus grande flexibilité.

Le mode de recrutement des stagiaires est généralement bâclé (il faut aller vite ; la start-up est presque toujours en mode urgence) et par voie de conséquence le "turn over" de ceux/celles-ci est important. Mal rémunérés, surexploités, la plupart des stagiaires s’engagent peu et sont très vite démotivés par des dirigeants de jeunes pousses qui les séduisent par le discours (valeurs, mission, philosophie du projet, ambiance, aventure, etc.) mais qui les révulsent par la pratique (peu ou pas réellement de responsabilités, d’autonomie, de participation aux prises de décision, de partage de la richesse créée collégialement (intéressement, etc.).

Les apprentis accompagnateurs effectuant un stage au sein d’une start-up sont d’une autre trempe, bien plus motivée et donc plus engagée. Puisque l’expérience acquise au sein d’une entreprise émergente fait partie de leur cursus, de leur formation professionnelle : elle leur procure une légitimité objective en tant qu’accompagnant professionnel, une « capacité startuppeuriale ». C’est le pied à l’étrier d’une future carrière dans une structure autre que celle de la startup où le stage a été effectué.

Les fondateurs/trices de startups interrogés(*) s’accordent sur le fait que le rôle du ou de la stagiaire (apprenti(e) accompagnateur/trice) va au-delà de l’accompagnateur/trice classique « qui ne fait que questionner », il/elle gagne ainsi sa légitimité plus rapidement aux yeux des fondateurs. Cela accélère l’établissement du lien de confiance nécessaire entre accompagnant et accompagné.

(*) Sondage effectué de manière empirique auprès de quelques startups seulement afin de tester l’idée. Ce sondage n’a donc pas été effectué avec toute la rigueur d’une étude scientifique. Il s’agissait juste de se faire une première idée de comment serait accueillie une telle suggestion.

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Mon, 11 Feb 2019

Publié parIsabella Fanara

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