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Apprendre à apprendre - Récits d'un formateur autodidacte - Actualités

Actualités    Apprendre à apprendre - Récits d'un formateur autodidacte

L'auteur de Apprendre à apprendre : récits d'un formateur autodidacte, Jérôme Ramacker a accepté de répondre à 3 questions afin de dévoiler le contenu de son ouvrage aux futurs lecteurs et lectrices. 

 

  1. A partir de quel moment avez-vous commencé à créer vous-même vos propres formations ? Inventer sa propre démarche pédagogique de manière autodidacte, il faut le faire !

Dès le départ, j'ai eu envie de proposer une approche nouvelle qui me correspondait. N'ayant pas suivi de formation pédagogique, je me suis positionné à la place du public apprenant (comment aurais-je voulu apprendre si j'étais à sa place ?) et entre pairs (partage d'expériences de professionnel à professionnels). Ma pratique de la communication m'a certainement aidé à adapter mon message et mes outils. Il faut savoir que je n'ai pas décidé du jour au lendemain d'être formateur. Cela s'est fait progressivement, d'abord par des rencontres informelles puis organisées. Une heure, une demi-journée, pour arriver à des séries de modules complémentaires. Si j'ai moi-même frappé aux portes des Hautes Ecoles, c'est le bouche-à-oreille qui m'a fait rejoindre les organismes de formations continues.

  1. Comment arriver à innover dans le domaine de la pédagogie ?

En étant curieux des moyens à notre disposition. En remettant en question les théories transmises depuis des décennies. En se disant qu'il faut peut-être ne pas tout voir comme matière mais plutôt bien voir certains points importants. Comprendre est l'essentiel. Et la créativité peut aider à faire comprendre autrement. Innover, c'est parfois simplement transposer des pratiques quotidiennes dans un atelier pour lui redonner du sens, ou changer la disposition de la salle, ou aborder la thématique sous un autre angle. Surprendre captive l'auditoire et permet très souvent d'obtenir plus d'engagement dans l'apprentissage. Ce que j'explique dans le livre, c'est que je n'ai pas forcément chercher l'originalité. Je ne sais faire que comme ça. Ce sont les participants ou les collègues qui connotent mes méthodes comme innovantes. A force de croiser des pédagogues, j'ai constaté en effet qu'elles se démarquaient. 

  1. Vos élèves s’ennuient en cours, par quelle méthode commenceriez-vous pour ramener un peu de vie dans votre classe ?

Les temps morts sont habituels, il faut parfois les laisser pour respirer et passer à autre chose. L'ennui peut venir d'un atelier terminé trop vite, de consignes dans lesquelles ils ont l'impression d'être dépassés, du moment dans la journée qui pèse sur leur motivation. J'essaie d'analyser rapidement d'où vient le problème. Si je sens que les élèves s'essoufflent ou qu'ils ont besoin d'être stimulés, j'ajoute une consigne qui relance leur attention. J'ai toujours l'une ou l'autre carte dans ma manche, des variantes au cas où, des options pédagogiques adaptables à la situation ou au public. Il m'arrive aussi d'en improviser... et d'introduire l'année suivante cette nouvelle consigne dans le dispositif de départ. Ou j'arrête tout et je les amène dehors. Marcher, rencontrer du vivant, réactiver les connexions de tous leurs sens, et retourner en classe avec l'esprit aéré.

 

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